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* Qui ? * Quoi ? * Où ?

Ping musical, The Dear Hunter - Act IV

Et encore un coup magistral de la part du mec possédant un établi à roulette. Quand tu sors la carte Beatles il y a deux écoles. Les bien-sûr que oui, bien évidemment et les c’est de la merde. Cette dichotomie est d’une profonde tristesse, comme toutes les séparations binaires en sommes, simplistes et bien trop réductrices pour pleinement représenter la réalité.

Avec ces deux albums, j’ai retrouvé avec plaisir beaucoup de morceaux connus, mais aussi des moins connus et ce fut un plaisir. J’aime le groupe, je n’en écoute presque jamais (sauf au boulot pour faire bouger les vieux) mais c’est toujours un délice lorsque je tombe dessus, me repassant l’album deux fois histoire de sucer l’os jusqu’à la moelle.

Il y a de tout comme le dit si bien M. jnb, tu peux te laisser bercer par les mélodies, te plonger dans les arrangements absolument dingues, et bien plus. La puissance créative de ces quatre bonhommes est assez dingue quand on se penche sur l’oeuvre qu’est la discographie du groupe.

Choisir une réponse fut une nouvelle fois ardue. Il y avait bien les albums colorés de Baroness mais, je n’étais pas complètement convaincu par ce choix.

En creusant un peu je me suis rendu compte que peu importe le morceau des Beatles, cela me faisait du bien, me donnait le sourire. Et lorsque la musique te rend heureux c’est le jackpot.

Les neurones en ébullitions, une idée jaillit alors dans mon esprit. Il y a bien un groupe qui me fait penser en tout point aux Beatles, un groupe qui me surprit tant sa musique offre plusieurs grilles de lecture. Cela fait relativement peu de temps que j’écoute ce groupe, tout juste un an je crois, je me revois partant au boulot, seul sur la route, seul partout, en profitant alors pour prendre des chemins de traverses, s’arrêter pour regarder la Loire, putain que c’est beau un lever de soleil sur l’eau alors que le monde est confiné, une certaine tranquillité, sérénité. Donc ouais ça doit faire tout juste un an, et c’est déjà pas mal.

C’est donc avec grand plaisir que je propose l’album Act IV: Rebirth in Reprise du groupe The Dear Hunter. Et comme monsieur trois lettres m’avait pondu deux albums sur un pong, je lui offre un choix, un dilemme peut-être pour ce boulimique auditif. Ou peut-être est-ce alors une évidence, que les cartes sont déjà dévoilées, que les jeux sont faits.

Car The Dear Hunter avec cet album sorti en 2015 continue une oeuvre débutée en 2006, se poursuivant même en 2016 avec un Act V. Il est alors intéressant de remarquer l’évolution du son, l’évolution du chant (et ça part de loin…), cependant la qualité d’écriture est presque irréprochable, sur tous les albums.

Comme avec les quatre garçons dans le (fur)vent, la musique du cher chasseur me rend joyeux, me donne la banane à chaque fois. Peut-être est-ce dû au fait que j’ai l’impression d’écouter une histoire, un conte mise en musique. Et c’est évidemment le cas si on prend l’histoire racontée dans sa globalité sur les cinq albums. La musique renforce la narration et le chant vient sublimer la musique, tout est en place pour produire un album d’exception.

Le mélange choeur et instruments à vent embarque l’auditeur dès les premières secondes, je suis toujours admiratif de l’écriture de telles parties. On ressent une parfaite synthèse de l’histoire musical occidentale.

Avec The Old Haunt les codes de la musique pop sont respectés, le morceau pourrait très bien passer sur les ondes (est-ce encore un truc ça, un objectif ? en 2021 ?) et pourtant les variations de rythmes, les alternations rythmiques entre guitares et voix en font quelque chose de bien plus sophistiqué qu’en apparence. At the end of the earth possède sûrement une des plus belles parties vocales de l’album, forte en émotion et avec des choeurs absolument magnifiques.

Il en va de même pour le reste de l’album, un vrai plaisir, total même tant la musique et la narration ne font qu’un.

Bonne écoute.

Ah oui et si cela intéresse quelqu’un, le groupe a également pondu un album intitulé The Color Spectrum, morceaux issues d’une collection d’EP, une représentation expérimentale des couleurs. On y retrouve e l’électro, du rock, hard aussi, de la pop, et encore d’autres variations. Attention cependant l’album dure deux heures et demie et tout n’est pas d’un niveau égal. En revanche si cela vous intéresse de découvrir les expérimentations de Casez Crescenzo alors foncez, il y aura certainement de quoi contenter vos oreilles.

https://musicbrainz.org/release/df96e4ee-ee90-49ad-89c2-3352bf6fb204