Blogus Musicus #1

Table des Matières

Ça faisait assez longtemps que je n’avais pas parlé musique sur ce blog, on va essayer de rattraper ça et de sortir à quelques semaines d’interval mes différents coups de coeur musicaux. On commence tout de suite avec la première cuvée, et c’est du très bon !

Pain of Salvation : In the Passing Light of Day

Quand une de mes premières claques en matière de métal progressif revient avec un album qui vend le retour aux sources du groupe avec un bon gros métal progressif, je me dis que ça va me faire plaisir, très plaisir même.

Pain of Salvation fait partie de ces groupes qui n’ont trop faire des retours vis-à-vis de leurs albums. Le groupe joue ce qu’il a envie, change de style s’il le souhaite. Après deux albums teintés de rocks des années 70, le groupe revient avec de la saturation poussée, sans pour autant beugler dans le micro.

In the passing light of day signe donc le grand retour de Pain of Salvation vers un son plus violent, plus brut, en oubliant les derniers albums beaucoup plus posés. On ressent dans l’écriture la souffrance qu’a éprouvé le sieur Gildenlöw. Car, particularité de l’album, les textes ont été écrits alors qu’il était hospitalisé pour une fasciite nécrosante qui est appelée, à tort, la bactérie mangeuse de chair. Avec des traitements médicaux lourds, des actes chirurgicaux à répétition pour purifier les parties du corps qui commencent à nécroser, l’infection est sérieuse, avec un taux de mortalité qui avoisine les 30%.

L’album retranscrit donc l’état d’un homme, combattant la maladie, ne sachant pas si il reverrait un jour l’extérieur. L’enfant sur la pochette montre d’ailleurs là où l’infection a commencé. Niveau texte c’est vraiment génial, assez glauque parfois mais humain avant tout.

Niveau musique c’est un pur chef-d’œuvre, brut, violent. La batterie est absolument divine avec des signatures rythmiques hallucinantes. Chaque morceau a vraiment un univers propre, une ambiance distincte. Le nouveau venu dans le groupe, Ragnar Zolberg, apporte un plus avec sa voix haut perchée. Non vraiment, cet album m’accroche, il passe plusieurs fois par semaine depuis sa sortie.


Snarky Puppy : TOUTE LA DISCOGRAPHIE

Un batteur survolté, de divines lignes de basse, des trompettes en folie, une écriture maîtrisée, réfléchie, travaillée, une dizaine de musiciens, du Jazz Fusion avec des influences venant de partout ? Snarky Puppy bien sûr.

J’ai découvert ce groupe il y a tout juste un an et depuis, pas une semaine ne passe sans l’écoute d’au moins un album du groupe. Leur musique est absolument géniale, ça pète dans tous les sens, c’est rythmée et travaillée. Pas de chants pour les albums studios, mais deux albums live avec des guests pour chaque titre. On voyage à travers la musique et ses différents styles. Et si l’on tend toujours un peu plus l’oreille à chaque écoute on découvre toujours une minuscule phrase musicale alors inconnue, un enchaînement qui nous fait vibrer tant la justesse est au rendez-vous.

J’ai eu l’occasion de les voir en live au festival Jazz en ville à Vannes, devant les douves du château de la ville, un très beau cadre. Le groupe assure un show à l’Américaine : Propre
Mais là où on prend encore plus notre pied devant leur musique c’est en voyant la joie qui se dégage des membres à tout simplement jouer. Le bassiste a la banane durant tout le concert, le claviériste joue avec le public et derrière sa batterie un monstre de technique balance ses coups dans tous les sens, transpirant plus qu’on puisse l’imaginer.


David Crosby : Croz

Dernier group coup de coeur de ces dernières semaines : Croz par David Crosby. Tout est parti d’un SMS de mon père me disant qu’il ne comprenait pas comment il avait pu passer à côté de cette pépite.

Le message est resté quelque temps comme ça puis j’y suis revenu. Première impression la pochette est spéciale dans son genre. La galette virtuelle est lancée et là je prends une claque. Un vieux briscard du folk/rock qui délivre une voix envoûtante, avec un timbre authentique, sur une musique simple et inventive à la fois.

Un bon vieux folk/rock, avec pas mal d’éléments piochés dans le progressif et le jazz, un véritable régal. Le monsieur n’est pas un type qu’on pourrait qualifier de clean mais sa musique, elle, est d’une rare pureté.