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Rentrée littéraire 2026 : deux livres racontent les frères Bogdanoff, par la fille d’Igor et par leur sœur Véronique

Deux livres de la rentrée littéraire 2026 racontent les frères Igor et Grichka Bogdanoff : « Rappelle-moi, ma belle », premier roman d’Anna Ostasenko Bogdanoff, la fille d’Igor, paru le 19 août 2026 chez JC Lattès, et « Igor et Grichka – Chroniques de notre fratrie heureuse », récit de leur sœur Véronique Bogdanoff, paru le 13 août 2026 chez Guy Trédaniel. Deux regards familiaux, écrits sans concertation, qui font sortir les jumeaux de Temps X du décor spatial pour les ramener dans les pièces du château de Saint-Lary, dans le Gers, au cœur d’une histoire familiale que peu de téléspectateurs connaissaient.

En bref #

  • « Rappelle-moi, ma belle », premier roman d’Anna Ostasenko Bogdanoff, fille d’Igor, publié chez JC Lattès le 19 août 2026, 20,90 €.
  • « Igor et Grichka – Chroniques de notre fratrie heureuse », récit de Véronique Bogdanoff, sœur des jumeaux, paru le 13 août 2026 chez Guy Trédaniel, 270 pages, 19,90 €.
  • Six jours séparent les deux parutions, comme six jours ont séparé la mort de Grichka (28 décembre 2021) et celle d’Igor (3 janvier 2022), tous deux emportés par le Covid-19 à 72 ans.
  • Les deux livres convergent sur la même histoire familiale : une comtesse tchèque, un ténor afro-américain, un château du Gers, puis la célébrité télévisuelle des jumeaux.

Pourquoi les Bogdanoff reviennent au premier plan de la rentrée littéraire 2026 #

La rentrée littéraire 2026 est annoncée moins copieuse que celle de 2025 par la presse, mais elle réserve une surprise : les Bogdanoff y reviennent par la mémoire intime, racontés pour la première fois par deux femmes de leur propre famille. Le 4 septembre, 20 Minutes leur a consacré deux articles ; le 5 septembre, le Nouvel Obs publiait un long entretien avec Anna Ostasenko Bogdanoff. Dans le même temps, la requête « igor bogdanoff » figure parmi les recherches en forte hausse sur Google en France depuis la fin août.

Ces deux parutions s’inscrivent dans une saison éditoriale dense, dont vous retrouverez le panorama complet dans notre guide de la rentrée littéraire 2026 (dates, romans, prix).

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Qui écrit quoi : un roman d’un côté, un récit de l’autre #

Les deux livres n’appartiennent pas au même genre, et la nuance compte.

« Rappelle-moi, ma belle » est un premier roman. La fiche de JC Lattès le présente comme une « enquête littéraire viscérale » : après la mort de son père, la narratrice fouille souvenirs et archives pour chercher « derrière le mythe l’humanité » d’Igor, et ressuscite les morts de la famille — esclaves afro-américains, aristocrates de Bohême, Russes de Leningrad, stars des plateaux télé, paysans du Gers. Le résumé de l’éditeur s’ouvre sur une phrase qui donne le ton : « Si je pouvais me saouler à mon père, je le ferais. »

« Igor et Grichka – Chroniques de notre fratrie heureuse » n’est pas un roman mais un récit : un portrait intime des jumeaux loin des caméras, écrit par leur sœur, qui a partagé leurs derniers instants. Le livre, publié chez Guy Trédaniel, compte 270 pages.

Les deux livres Bogdanoff de la rentrée 2026 en un tableau #

Titre Autrice Éditeur Sortie Genre Prix
Rappelle-moi, ma belle Anna Ostasenko Bogdanoff (fille d’Igor) JC Lattès 19 août 2026 Premier roman, enquête littéraire 20,90 €
Igor et Grichka – Chroniques de notre fratrie heureuse Véronique Bogdanoff (sœur des jumeaux) Guy Trédaniel 13 août 2026 Récit, portrait intime 19,90 €

« C’était un être de fiction » : ce que dit Anna de son père #

« C’était un être de fiction, mais je m’en accommodais »

Anna Ostasenko Bogdanoff, à propos de son père Igor, dans un entretien au Nouvel Obs publié le 5 septembre 2026.

Dans cet entretien, la primo-romancière décrit des jumeaux atteints de la « maladie de la fiction » : ils prétendaient être nés d’un prince, gonflaient leurs heures de pilotage, juraient de leur retour à l’écran. « Dans l’univers, rien n’est impossible », scandaient-ils dans Temps X, l’émission qui les a rendus célèbres dans les années 1980 — un slogan que le roman prend au mot pour interroger la frontière, sans cesse brouillée, entre leur vie réelle et leur légende. 20 Minutes relève d’ailleurs cette phrase du roman : « Il instille l’écriture en moi comme un virus ».

Une histoire familiale digne d’un roman : Istenne, Roland Hayes, Maya et le Gers #

Le plus frappant, souligne 20 Minutes, c’est que les deux livres racontent la même colonne vertébrale familiale. Au centre : la comtesse tchèque Bertha Kolowrat-Krakowská, surnommée « Istenne », grand-mère des jumeaux et arrière-grand-mère d’Anna. Dans les années 1920, elle entame une liaison avec le ténor afro-américain Roland Hayes. De cet amour interdit naît une fille, Maya (1926-1982), future mère d’Igor et Grichka, élevée au château de Saint-Lary, dans le Gers, loin du scandale.

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Persuadée que ses petits-fils accompliraient de grandes choses, Istenne reporte sur eux ses aspirations. Cette figure baroque devient le personnage central des deux ouvrages — et l’une des clés pour comprendre pourquoi les jumeaux, nés le 29 août 1949, ont toujours cultivé l’extraordinaire.

Deux regards qui se répondent sans s’être concertés #

Les deux autrices n’ont pas préparé leurs livres ensemble. « Je ne me suis pas reconnue dans le prisme du livre de ma nièce », a confié Véronique Bogdanoff à 20 Minutes, en expliquant ne pas avoir eu connaissance de la sortie du roman d’Anna avant sa parution. Anna, elle, n’a pas souhaité répondre aux sollicitations du journal.

Leurs pages se répondent pourtant : la connexion unique entre les jumeaux — jusqu’à cette oreillette toujours à l’affût quand ils étaient séparés, détail relevé par 20 Minutes dans les deux livres —, leur peur du vieillissement et de l’abandon, et la place donnée à leurs derniers instants. Emportés par le Covid-19 à six jours d’écart, Grichka est mort le 28 décembre 2021 et Igor le 3 janvier 2022, tous deux à 72 ans ; leurs obsèques communes ont été célébrées le 10 janvier 2022 en l’église de la Madeleine, à Paris. Sur l’emballement médiatique qui a entouré ses frères, Véronique tranche auprès de 20 Minutes : « Comme ils se sont amusés à laisser filer un tas de fantasmes, tout le monde s’est amusé à dire n’importe quoi ».

Reste un héritage commun, que Véronique résume ainsi au même journal : « Ils m’ont transmis l’écriture et m’ont toujours dit qu’ils voulaient que j’écrive ».

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Pourquoi la fratrie Bogdanoff fascine les écrivains #

Parce que les jumeaux ont passé leur vie à se raconter, ils sont devenus des personnages avant même que quiconque n’écrive sur eux. La question posée par 20 Minutes — les Bogdanoff sont-ils de bons personnages de roman ? — trouve ici une réponse en actes : leur histoire mêle aristocratie déchue, amour interdit, château gersois, gloire télévisuelle et disparition à six jours d’écart. Télérama parle, à propos du roman d’Anna, d’une « quête familiale vertigineuse ». Pour les lecteurs, ces deux livres touchent au fond des questions universelles : que fait-on des secrets, des récits embellis et des silences d’une famille — surtout quand ceux qui les ont fabriqués ne sont plus là pour répondre ?

Mini-FAQ #

Qui a écrit un livre sur les Bogdanoff en 2026 ?

Deux membres de la famille : Anna Ostasenko Bogdanoff, fille d’Igor, signe le roman « Rappelle-moi, ma belle » (JC Lattès, 19 août 2026), et Véronique Bogdanoff, sœur des jumeaux, publie le récit « Igor et Grichka – Chroniques de notre fratrie heureuse » (Guy Trédaniel, 13 août 2026).

De quoi sont morts Igor et Grichka Bogdanoff, et quand ?

Les deux frères sont morts du Covid-19 à six jours d’écart : Grichka le 28 décembre 2021, Igor le 3 janvier 2022, tous deux à 72 ans. Leurs obsèques communes ont eu lieu le 10 janvier 2022 en l’église de la Madeleine, à Paris.

Le livre d’Anna Ostasenko Bogdanoff est-il un roman ou une biographie ?

C’est un premier roman, présenté par JC Lattès comme une « enquête littéraire viscérale » : ni biographie autorisée ni réquisitoire, mais un texte intime entre souvenirs, archives et généalogie familiale.

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À retenir #

En août 2026, la famille Bogdanoff s’est mise à se raconter elle-même : une fille qui cherche l’humanité d’un père « être de fiction », une sœur qui tisse les chroniques d’une fratrie heureuse. Deux genres (roman contre récit), deux mémoires, une même histoire — celle d’Istenne, de Maya, du Gers et de deux jumeaux qui ont brouillé toute leur vie la frontière entre le réel et la légende. De quoi occuper une belle place dans les lectures de cette rentrée.

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